Archives de catégorie : Vidéosurveillance

Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : les yeux crevés de l’Etat


Aulnay-sous-Bois : deux mois après les émeutes,

les 52 caméras dégradées n’ont toujours pas été remplacées
Le Parisien, 4 septembre 2023 (extrait)


Les dernières images enregistrées
par la caméra installée au croisement des rues Jacques-Duclos, de Madrid et Joseph-Marie-Jacquard, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) résument bien la violence qui s’est abattue sur l’espace public lors de l’épisode d’émeutes urbaines du début de l’été. On y voit, en pleine nuit, une pelleteuse foncer en direction du mât sur lequel est fixé l’appareil de vidéosurveillance. Une dizaine de personnes, tout de noir vêtues, observent la charge de l’engin, dérobé à quelques centaines de mètres de là sur le chantier de la gare du Grand Paris Express. En cette fin août, la chaussée conserve les stigmates de ces dégradations.

Sur les quelque 500 objectifs que compte la commune la plus vidéosurveillée de Seine-Saint-Denis, 52 sont inutilisables depuis qu’ils ont été pris pour cible par les émeutiers, selon le décompte de la municipalité. Dans le détail, 32 caméras sont considérées comme « sévèrement endommagées », les 20 autres sont purement et simplement « hors service ». Toutes se situent dans la partie nord de la ville, où se concentrent les grands ensembles et les quartiers populaires. La mairie d’Aulnay-sous-Bois estime les dégâts matériels à plus de 1 million d’euros, somme à laquelle elle ajoute 120 000 euros de travaux de génie civil liés, notamment, à la détérioration des câblages.

Londres (R-U) : 288 caméras de surveillance sabotées en quatre mois

Londres. Sabotage massif de caméras de surveillance
Le Matin (Suisse), 18 août 2023

La police londonienne a indiqué vendredi avoir recensé des centaines de sabotages de caméras en amont de l’extension très polémique de la taxe sur les véhicules les plus polluants, prévue à la fin du mois dans la capitale britannique. Restreinte au centre de Londres à son introduction en 2019, la zone ULEZ (ultra low emission zone) avait déjà été considérablement élargie en 2021 et doit être étendue à tout le Grand Londres le 29 août.

L’extension de la taxe, en pleine crise du coût de la vie au Royaume-Uni, est vivement critiquée par les riverains et certains opposants s’en prennent aux caméras placées sur les routes – censées lire les plaques d’immatriculation pour vérifier que le véhicule est exempté ou que la taxe a bien été payée.

Dans un communiqué, la Metropolitan Police a précisé avoir recensé au 1er août 288 infractions liées aux caméras ULEZ, principalement des câbles endommagés et des vols de caméras. La police avait commencé son enquête en avril, après que Transport for London, l’agence qui a installé les caméras, a rapporté des cas de vols et de vandalisme parmi les 2750 caméras installées pour couvrir les nouvelles zones taxables.
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Brochure : Pas vue pas prise, contre la video-surveillance

[Reçu par mail, 7 juillet 2023]

Pas vue pas prise, contre la video-surveillance, 92 p. A5, mai 2023


Cliquer sur l’image pour ouvrir le PDF, et avoir de la patience (le fichier est lourd)

Introduction

En quelques années la vidéosurveillance s’est imposée de manière incontournable dans notre quotidien. Les caméras ne sont plus réservées aux boulevards des villes ou aux allées des grands magasins, aujourd’hui on peut les croiser partout. Elles sont devenues banales au point qu’on ne les remarque presque plus. Pourtant, pour certain‑e-s, difficile d’oublier le poids de ces petits appareils voyeurs sur nos vies et nos modes de fonctionnement. Elles rendent les endroits pris dans leur champ de vision plus hostiles, parce que, forcément, avoir l’impression d’être épié-e en permanence rend méfiant-e. On se demande si n’on a pas l’air louche, on s’auto-censure. C’est le propre de la surveillance que de pousser à la normalisation, de faire qu’on s’assagisse de soi-même par crainte d’une répression potentielle.
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Lyon (Rhône) : faire péter les caméras de vidéosurveillance

Des caméras de vidéosurveillance vandalisées à Lyon 8e
Le Progrès, 5 mai 2023

Jeudi vers 22 heures, dans le quartier Mermoz à Lyon (8e), une caméra de vidéosurveillance a été neutralisée par des individus, qui ont provoqué une explosion dans la trappe technique située au pied du poteau. L’alerte a été donnée par des riverains qui ont entendu une forte déflagration.

Elle provenait de la place André Latarjet, où la police a constaté que le mât supportant une caméra était en partie détruit, ce qui avait provoqué la chute de la caméra. Elle a été retrouvée au sol, à proximité du poteau endommagé. Une autre caméra de la place a également été la cible de dégradations, au niveau du poteau.

Ces dernières années, les caméras situées dans ce secteur ont été à plusieurs reprises la cible d’actes de vandalisme , selon un mode opératoire similaire. Les auteurs provoquent une explosion dans la logette technique, généralement avec un produit inflammable, qui endommage le poteau et la connectique de la caméra. Plusieurs suspects avaient été interpellés après les premiers actes de vandalisme sur les caméras de Mermoz.

Die (Drôme) : « L’Etat nous observe, crevons-lui les yeux »

« L’État nous observe, crevons-lui les yeux » : après l’incendie criminel, la sous-préfecture de Die taguée
Le Dauphiné, 4 avril 2023

En grande partie calcinée, et non réparable, la porte en bois de la sous-préfecture de Die n’a pas encore été remplacée. Sur cette même façade couleur rose pâle du bâtiment symbole de l’État, entre les trois fenêtres aux volets fermés, un tag à la peinture noire a été inscrit dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 avril. Il mentionne : « l’Etat nous observe, crevons-lui les yeux ». Ce slogan est souvent tagué pour dénoncer la vidéoprotection. Si à Die, la Ville n’est pas équipée de caméra de vidéoprotection sur l’espace public, les six caméras autour la sous-préfecture, appartenant à l’État, ont également été bombées à la peinture au cours de la nuit de lundi à mardi. Aussi, au moins une caméra d’un distributeur automatique de billets de la Caisse d’Épargne, banque située sur la même place de la République, à Die, a été neutralisée à la bombe de peinture.

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Dijon (Côte d’Or) : couper le jus et la chique aux caméras

Retraites : 100 000 euros de dégâts au centre-ville de Dijon
après la manifestation lundi 20 mars
France3, 21 mars 2023 (extrait)

Ils étaient plusieurs centaines à s’être réunis place de la République à Dijon. Peu avant 19h, la tension est montée d’un cran lorsque les manifestants ont appris le rejet, à neuf voix près, de la motion de censure transpartisane. Le rassemblement s’est rapidement déplacé vers le centre-ville de Dijon. Des feux de poubelles ont été allumés et des arrêts de bus et panneaux publicitaires dégradés. La préfecture signale également des dégâts « inadmissibles » sur des vitrines de commerçants.

À 20h30, la place de la République s’est soudainement éteinte. Si de nombreuses rumeurs parlent d’une décision de la police, le préfet Franck Robine assure que ce n’est pas le cas. « Les casseurs ont mis de l’essence sur un poteau électrique. Il a pris feu et cela a rendu l’éclairage et les caméras hors-service. On est sur des voyous qui viennent casser. Je n’ai pas d’état d’âme, on va les empêcher de faire ça et en arrêter le plus possible. »
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Rillieux (Rhône) : trois mâts de caméras partent en fumée

Rillieux : trois mâts de vidéoprotection incendiés à la Velette
Le Progrès, 3 mars 2023 (extrait)

Le trafic du bus C5 a été temporairement interrompu ce mercredi 1er mars à partir de 22 h 30 dans le secteur de la Velette à Rillieux. Des feux de poubelles venaient d’être allumés au même moment aux pieds de mâts qui supportent des caméras de vidéosurveillance. Des témoins ont indiqué au Progrès avoir observé une quinzaine de jeunes tirer des fumigènes sur les forces de l’ordre aussitôt mobilisées sur place.

Ce jeudi 2 mars au matin, on pouvait constater l’ampleur des dégâts. Deux mâts de l’avenue Général-Leclerc ont été détériorés : le premier est situé au giratoire de la Velette et le second près du centre social Velette Services, voisin du groupe scolaire. Un troisième mât a brûlé boulevard De-Lattre-de-Tassigny.

Plan de la Tour (Var) : couper les câbles et repartir comme si de rien n’était

Au Plan de la Tour, la caméra de surveillance
des 4 Chemins vandalisée
Var Matin, 22 décembre 2022

Un acte malveillant a été commis en milieu de journée ce mercredi et en plein centre du village du Plan de la Tour sur les câbles de la caméra de surveillance au 4 Chemins.

Étrange histoire que relate Stefan Muller, propriétaire de la librairie presse La Plantourianne: « Lundi vers 12 heures, j’ai vu une personne se diriger derrière le sapin de Noël que nous avions installé à l’angle des 4 Chemins. J’allais l’apostropher pour lui demander ce qu’il faisait là, quand j’ai entendu un bruit sec à deux reprises. La personne s’est retournée et est partie en marchant tranquillement en direction de La Poste et a disparu. Je me suis approché et j’ai découvert les deux câbles de la caméra de surveillance sectionnés, installée depuis peu et qui n’était pas encore opérationnelle, c’est une première au village. Quelques heures avant cet acte de vandalisme, des tracts avaient été retrouvés devant l’office du tourisme et dans un périmètre proche, à teneur politique. Rien n’indique que les deux affaires » soient liées pour l’instant.

La police municipale n’a pas voulu commenter car les éléments ont été transmis à la gendarmerie pour enquête.

Montélimar (Drôme) : crever les yeux de l’Etat au conteneur à déchets

L’incendie volontaire d’un conteneur détruit une caméra
de vidéo-protection
Le Dauphiné, 20 novembre 2022

La technique n’est hélas pas nouvelle…Samedi 19 novembre dans la soirée, des individus ont mis le feu à un conteneur à déchets dans le quartier Nocaze à Montélimar.

Puis ils l’ont poussé au pied d’un mas en haut duquel se trouvait une caméra de vidéo-protection municipale. Le dispositif a été entièrement détruit et ne fonctionne plus temporairement…

Toulouse (Haute-Garonne) : briquet solidaire

Iaata, 23 octobre 2022

Solidarité toulousaine vers la révolte en iran

Depuis plus d’un mois, une révolte secoue le territoire de la république iranienne. Ça donne la patate d’apprendre que des expressions du patriarcat sont remises en question, et que ça passe par attaquer les flics, faire des barricades, piller les commicos, détruire des caméras, etc. À Saqqez comme à Toulouse, la police défend un monde de contrôle et d’exploitation. Bien sûr, les situations ne sont pas les mêmes, mais les laïcards qui critiquent le régime des ayatollahs sans rien dire sur les dizaines de féminicides cette année en france ou les meurtres commis par les flics ne sont que des hypocrites.

Aux émeutières iraniennes : votre courage est inspirant et donne envie de sortir dans la rue et tout péter. C’est pourquoi la nuit du 16 octobre une caméra a été cramée en face du comico de la Vache, à Toulouse.
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Marseille : Action coordonnée anti-caméras

[reçu par mail, 21 octobre 2022]

Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre 2022, 8 caméras ont été détruites par le feu lors d’une action coordonnée dans le centre de Marseille. Notre ville est la 2ème plus surveillée de France, elle sert de terrain d’expérimentation aux technologies sécuritaires : projet de BigData de la tranquillité publique, caméras à tous les coins de rue (1 558 au total), reconnaissance faciale, vidéo-verbalisation. Des projets au coût gigantesque (7 millions d’euros par an pour l’entretien du réseau de caméra et 25 000€ pour l’installation d’une caméra) et dont les dépenses viennent alimenter une vision politique raciste et bourgeoise basée sur la peur et la volonté de tout contrôler. La vidéo-surveillance normalise nos comportements et dissuade le passage à l’action subversive.

Nous refusons d’être observé dans nos milieux de vie, dans nos interactions quotidiennes, dans notre intimité.
Nous ne voulons pas voir nos quartiers s’aseptiser et Marseille devenir une station balnéaire pour touristes.
Nous ne les laisserons pas aller plus loin dans leur fantasme de gestion et de contrôle de nos vies.
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Marseille : incendies de caméras & arrestations

Marseille : plusieurs caméras dégradées dans le centre-ville
La Provence, 20 octobre 2022

Dans la nuit de lundi à mardi, vers 2 h, la police municipale de Marseille a été avertie de dégradations [et plus précisément des incendies] quasi « simultanées » ciblant huit caméras de vidéosurveillance contrôlées par le Centre de supervision urbain (CSU) et disséminées sur plusieurs sites du centre-ville.

Peu après, un groupe de jeunes hommes âgés de 18 à 22 ans a été interpellé par une patrouille, ils étaient en possession de torches, de cagoules, de pieds de biche et de talkie-walkie. Selon nos informations, les suspects seraient tous originaires de Lozère.

« L’un d’eux sentait fortement l’essence« , glisse une source policière. Ils ont été placés en garde à vue dans les locaux de la division centre, qui cherche désormais à établir un lien entre les suspects et les dégradations, ainsi que les éventuelles motivations des différents protagonistes.

Trans-en-Provence (Var) : les caméras se ramassent à la pelle

Il vandalise 14 caméras de vidéosurveillance pendant la nuit
Nice Matin, 11 octobre 2022

Sur la place de la mairie de Trans-en-Provence ce dimanche soir, au moment de pivoter, les caméras de vidéoprotection installées par la commune laissaient s’échapper un grincement. Dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 octobre, pas moins de 14 caméras de ce genre ont été vandalisées.

« Grâce à l’exploitation de la vidéo, nous avons pu identifier deux personnes que nous avons placées en garde à vue immédiatement », a rapporté Cédric Fèvre, commissaire de police de Draguignan. « L’un d’entre eux, âgé de 18 ans, a reconnu les faits sans vouloir dénoncer son complice. La seconde personne n’a pas pu être inculpée en raison du manque de preuves. »

Jugé en comparution immédiate ce lundi, par le tribunal correctionnel de Draguignan, le jeune a finalement été condamné à huit mois de prison assortis d’un sursis probatoire d’une durée de deux ans. « Pendant cette durée, il aura l’obligation de rembourser les dommages, à savoir 17.000 euros« , précise le patron de la police dracénoise.

Torcy (Saône-et-Loire) : 7 des 15 caméras de la ville sabotées

Disjoncter, 15 septembre 2022

Durant les nuits du dimanche 28 au mercredi 31 août, 7 des 15 caméras installées par la municipalité de Torcy, en Saône-et-Loire ont été détruites. Les flics et le maire évoquent « des groupes de 2 à 6 jeunes adolescents âgés de 13 à 17 ans », qui ont détruit les caméras « au marteau et par jet de pierres ». Les audacieux saboteurs ont même éclaté la caméra située sur le poste de police municipale. La facture s’élèverait à 50 000 €.

Ces dernières années la videosurveillance s’est immiscée dans de plus en plus de nos rues, y compris dans des villages puisqu’on parle ici d’une bourgade de 2800 habitant·es. Des technologies toujours plus intrusives, puisque les avocats de la technopolice imposent petit à petit les idées de reconnaissance faciale, d’audiosurveillance, ou encore de drones de surveillance.

Limoges (Haute-Vienne) : couper les caméras de tout un quartier

Les installations électriques dégradées, les caméras
de vidéoprotection hors service
Le Populaire du Centre, 12 septembre 2022

Les riverains du quartier de La Bastide, à Limoges, ont constaté des dégradations sur les installations électriques, menées dans la nuit de vendredi 9 à samedi 10 septembre.

Vers 1 h 15, un ou plusieurs individus auraient mis le feu à des câbles souterrains, en soulevant des plaques situées sur les trottoirs, et à des boîtiers électriques d’immeuble, du côté de l’allée Manet. Les pompiers ont dû intervenir pour éteindre les feux.

Ces incendies criminels ont eu pour conséquence de perturber le fonctionnement des feux de circulation et, surtout, de mettre hors d’état de fonctionner les caméras de vidéoprotection du secteur, ce qui était probablement le but de l’opération. Une enquête est en cours.