Archives de catégorie : Promenades sous la lune

Saïx (Tarn) : sabotage incendiaire du chantier de l’A69

Autoroute A69 : un ouvrage détruit par les flammes cette nuit à Saïx à côté de la ZAD, pompiers et gendarmes caillassés
La Dépêche/France Bleu, 23 août 2024 (extrait)

Un impressionnant incendie a détruit un ouvrage sur le chantier de l’autoroute A69, à Saïx (Tarn), entre Castres et Toulouse, dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau du parc du Dicosa, en face de la ZAD dite de la « cal’arbre ». Vers 1h30 du matin, plusieurs groupes d’individus cagoulés ont jeté des pierres sur la zone, contraignant les agents de sécurité à se mettre à l’abri. D’après nos informations, un troisième groupe aurait incendié l’ouvrage. Le concessionnaire Atosca évoque l’usage de plusieurs cocktails molotov.

Toujours est-il que cet imposant coffrage, une structure en bois et en métal, s’est enflammé. Pompiers et gendarmes sont intervenus, mais ont essuyé de nombreux caillassages. Les forces de l’ordre évoquent « une trentaine d’individus, vraisemblablement en provenance de la ZAD voisine. » Les opérations pour éteindre l’incendie ont été ainsi retardées, et le feu, quasiment maîtrisé à 6h30, était encore en cours à 8h30 ce vendredi, les pompiers devant même revenir sur place.
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Atlanta (États-Unis) : les collabos de Cop City toujours sous le feu

Traduit de l’anglais de Scenes from the Atlanta Forest, 14 août 2024
(complété par la presse locale)

Les forces de l’ordre enquêtent sur un incendie criminel présumé à Atlanta mercredi matin 14 août, contre un chantier de construction d’une entreprise précédemment ciblée par des attaques similaires en raison de son rôle dans la construction d’un centre de formation de la police Cop City, qui fait face à un long mouvement de protestation et d’opposition. Cet incendie s’est produit sur un terrain dégagé de Memorial Drive, et les deux engins de chantier cramés vers 2h du matin appartenaient à l’entreprise Brent Scarborough and Company.

Les agences policières qui se sont rendues sur place sont les fédérales ATF et FBI, ainsi que le Bureau d’enquête de Géorgie et les unités d’enquête sur les incendies criminels des villes de DeKalb et d’Atlanta. Par ailleurs, le chef de la police d’Atlanta (APD) a offert une prime de 200 000 dollars pour toute balance permettant l’arrestation des responsables de l’attaque.
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Villenauxe-la-Grande (Aube) : une visite à la pénitentiaire

Des voitures d’agents pénitentiaires dégradées
à Villenauxe-la-Grande
L’Est éclair, 15 août 2024 (extrait)

Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 août, vers 3 h du matin, trois véhicules appartenant à des agents pénitentiaires, garés sur le parking du centre de détention de Villenauxe-la-Grande, ont été vandalisés.

« Il y a eu deux véhicules de dégradés et un véhicule de brûlé, appartenant à des surveillants, sur le parking », indique un délégué syndical.

Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) : sabotage d’un golf

dans la nuit du 12 au 13 août, nous avons labouré un green et saboté 2 trous de golf.

dans une région sévèrement touchée par la sécheresse depuis deux ans, modifiant les paysages, asséchant les cours d’eau et où les restrictions d’eau permanentes sont imposées par un système écocidaire, ce type d’action nous parait plus que nécessaire et doivent se multiplier – rappelons que d’après la fédération française de golf, un golf de 27 trous consomme en moyenne 75 000 m3 d’eau soit l’equivalent de celle de 1 500 personnes à l’année.

nous tenons aussi à exprimer notre soutien à la lutte contre la création d’un nouveau golf à villeneuve-de-la-raho – à 10 kilomètres de Saint-Cyprien – et toutes les luttes de résistance pour le vivant et contre le modèle de vie capitaliste.
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Saint-Amand-sur-Ornain (Meuse) : Sabotage voie ferrée – TRAIN TO NOWHERE

(Indymedia Lille, 9 août 2024)

Au cours de l’été, nous avons déformé un rail à l’aide d’un cric hydraulique bouteille sur l’ancienne voie ferrée entre Nançois-Tronville et Gondrecourt-le-Château. Nous avons précisément choisi d’opérer entre Tréveray et Saint-Amand-sur-Ornain, non loin du champ où se tiendra le festival de résistance à Cigéo les Burelesques du 16 au 18 août prochain.

D’ici quelques années, la SNCF prévoit de remettre en service ces rails afin qu’ils acheminent les déchets nucléaires que l’Etat voudrait enfouir à Bure. Des concertations publiques s’étaient tenues en 2022 à propos de ce projet de voie ferrée, et des sous-traitants de la SNCF ont depuis commencé les prises de mesure sur le tracé. Il s’agirait de 36 km d’une ancienne voie ferrée réhabilitée, passant en plein milieu des villages (laissant peut-être présager une future étape d’expropriations d’ici quelques années ?). L’ANDRA prévoit aussi le convoi de 6 trains radioactifs de 100 mètres de long à 40km/h par mois pendant 100 ans.
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Mexico (Mexique) : «Nous avons décidé d’agir face à la dévastation capitaliste»

Traduit de l’espagnol La Zarzamora, 4 août 2024

Dimanche 4 août 2024, nous avons fait exploser une bombe composée de dynamite, de poudre noire et de gaz butane contre les installations de la dite « Tour du bien-être » à Mexico [gratte-ciel qui est le siège du ministère de la Protection sociale]. Nous avons décidé d’agir face à la dévastation capitaliste qu’on nous impose. Nous ne céderons pas. Ils ne peuvent nous offrir aucune « aumône », parce que nous continuerons à agir. Jusqu’au bout.

Nous ne voulons pas de leur déprédation civilisatrice, nous voulons être sauvages, nous unir à la nature. Et nous sommes la nature qui se défend, et …. nous ne nous arrêterons pas. Ni nous ni nos filles ne seront leurs servantes, leurs cuisinières, leurs objets de viol. Nous préférons lutter, lutter jusqu’à leur fin ou la nôtre. Nous n’avons pas peur d’eux.
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San Antonio (Chili) : feu aux entreprises de ciment le long du fleuve Maipo

[Samedi 3 août vers 21h50 à San Antonio, dans la région chilienne de Valparaíso, s’est produite une double attaque incendiaire contre une cimenterie et une entreprise de granulats qui dévastent les rives du fleuve Maipo. Plus d’une centaine de pompiers ont dû accourir sur place pour tenter d’éteindre les dix foyers d’incendies qui consumaient camions-toupie et installations des bétonneurs. Ce sabotage a été revendiqué le lendemain par la « Cellule insurrectionnelle pour le Maipo/Nouvelle Subversion » (Célula insurreccional por el Maipo. Nueva Subversión), à travers un communiqué publié sur informativoanarquista, dont nous livrons une traduction de l’espagnol ci-dessous.]


Campagne Switch Off! Revendication de l’attaque incendiaire contre des cimenteries « Melón » et « Áridos Río Maipo » (3 août. Secteur San Juan de Llolleo, région de Valparaíso, Chili)

« Nous sommes les tas de gravats et les grains de sable dans les engrenages d’une machine qui avance inexorablement à un rythme effréné. Nous sommes les facteurs perturbateurs dans la salle des machines »
Groupe Volcan

La nuit du samedi 3 août, accompagnés des forces du fleuve, nous avons décidé d’attaquer la cimenterie Melón et l’entreprise Áridos Río Maipo S.A. situées près de l’embouchure du fleuve Maipo. Nous avons tenté de paralyser le fonctionnement de ces deux entreprises en pénétrant dans leurs locaux et en mettant le feu à leurs lignes de production, à leur logistique et à leurs bureaux administratifs en y plaçant 10 engins incendiaires, ce qui a conduit à la destruction totale de leurs installations. Nous avons ainsi consolidé notre troisième acte de sabotage* en causant des dommages importants aux entreprises qui détériorent et menacent la vie le long du fleuve Maipo, en leur restituant une partie des dégâts qu’elles ont causés pendant des décennies à la terre et à l’environnement où elles opèrent, afin de contribuer à la lutte contre la dévastation. À la destruction de la terre et de nos vies, il n’est digne que de répondre par la destruction totale de ce qui les détruit.
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Allemagne : plein de bonnes raisons de saboter le réseau ferroviaire !

[La nuit de dimanche à lundi 29 juillet, un double sabotage de câbles le long des voies ferrées à Brême et à Hambourg a paralysé une partie des trains à grande vitesse allemands. Une attaque dont nous avions déjà rendu compte ici, à laquelle il faut désormais ajouter un autre sabotage identique à Berlin la nuit de jeudi à vendredi 1er août vers 3h, dans le quartier de Charlottenbourg. Selon la compagnie ferroviaire allemande, la Deutsche Bahn, plusieurs aiguillages et signaux sont hors-service entre la gare centrale de Berlin et Berlin-Spandau suite à l’incendie volontaire de plusieurs mètres de câbles sur un pont, provoquant des centaines d’annulations et retards de trains tant régionaux qu’à grande vitesse, qui vont durer au moins tout le week-end.
Le 2 août, un communiqué a été publié sur de.indymedia revendiquant les attaques contre le réseau ferroviaire à Brême, Hambourg et Berlin, dont nous livrons ici une traduction de l’allemand, et qui salue en passant la délégation inattendue et les saboteureuses qui ont successivement allumé la flamme olympique dans les regards de câbles de la SNCF puis dans ceux du réseau internet et des antennes-relais…]


Attaquer l’infrastructure de la Deutsche Bahn – saboter la guerre et le colonialisme

Cette semaine, des attaques incendiaires contre l’infrastructure de la Deutsche Bahn [DB, SNCF allemande] ont eu lieu à Brême, Hambourg et Berlin. Les pannes provoquées par ces attaques permettront, souhaitons-le, de créer des interruptions efficaces dans la routine capitaliste. Le groupe ferroviaire public constitue, comme aucune autre entreprise, la colonne vertébrale et les artères vitales de l’économie allemande, en lui fournissant le carburant qui l’alimente et la fait tourner : chaque jour, des tonnes de matières premières pillées dans le monde entier sont acheminées par rail via sa filière fret, DB Cargo, vers les ateliers et usines des grandes industries de l’acier, de la chimie ou de l’automobile, pour satisfaire l’appétit insatiable en biens de consommation et en matériaux de construction de cette société.

En même temps, nous sommes au milieu d’un vaste processus de transformation, de l’ère des énergies fossiles vers un monde hautement technologisé et électrifié, que le gouvernement fédéral nous vend sous le terme trompeur de « transition énergétique ». La logistique de la Deutsche Bahn joue un rôle-clé dans ce processus. Elle développe par exemple actuellement des solutions de transport pour les batteries à hydrogène et au lithium afin de stimuler le développement d’une économie « verte » en Allemagne, et de rendre le pays attractif pour les entreprises qui souhaitent s’implanter et investir dans de nouvelles technologies. La gigafactory de Tesla à Berlin-Grünheide est sans doute l’exemple le plus connu et le plus controversé à ce jour de cette folie mensongère. Cela va de pair avec l’émergence et l’expansion de projets extractivistes et de nouvelles voies de transport, afin de convoyer les ressources convoitées et disputées telles que le cobalt, le lithium, le nickel, le cuivre ou le silicium, indispensables aux technologies prétendument durables, des mines vers les usines de traitement et les sites de production. Alors que la politique et l’industrie en espèrent de nouveaux marchés et des affaires lucratives, cette évolution signifie surtout une chose pour la planète : la progression vers sa destruction généralisée. Désormais, avec son label vert et au nom de la protection du climat, Deutsche Bahn est à l’avant-garde de ce mouvement.

Quand les trains s’arrêtent, les processus finement programmés de ce système d’exploitation et de destruction sont interrompus et ralentis.

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Le chiffre du jour : plus de 10 millions

A Fenouillet (Haute-Garonne), suite à l’assassinat de Maïky par des gendarmes pour un « refus d’obtempérer », plusieurs intérêts économiques et administratifs ont flambé les deux nuits du 25 et du 26 juillet autour du camp de Ginestous, où habitait le jeune gitan. Parmi ces derniers, on compte des camions-toupie du bétonneur Lafarge, des véhicules et un bâtiment de Toulouse-Métropole, mais aussi une entreprise jusque là trop peu connue : CSI Sud-Ouest, spécialisée dans la fabrication de circuits imprimés pour l’armée, l’aéronautique ou l’industrie nucléaire.

Une semaine plus tard, le directeur général de CSI qui n’a pas oublié sa particule dans la poche, Éric de Ponthaud, vient de livrer la bonne nouvelle du jour : « 2000 m² se sont embrasés. La structure est toujours debout, mais tout est noir à l’intérieur. Un seul bâtiment a été sauvé, mais ne représente qu’un quart des processus de l’usine. « Les machines qui ont disparu ont une valeur supérieure à 10 millions d’euros », détaille le directeur. S’ajouteront aussi les coûts de démantèlements, reconstructions, la perte financière de l’arrêt d’activité. Des sommes colossales. » Il mise sur un chantier de reconstruction qui va prendre au moins 18 mois, pendant lesquels toutes les industries de mort qu’il se faisait un plaisir d’alimenter ne recevront plus leurs précieux composants made in Toulouse. Un « refus d’obtempérer » aux intérêts supérieurs de la nation, mais à l’insu de son plein gré en quelque sorte…

[La Dépêche du Midi, 2 août 2024 (extrait)]

Allemagne : double sabotage de la ligne ferroviaire Brême-Hambourg

Est-ce un clin d’œil anonyme à la délégation inattendue qui avait mis en tilt une bonne partie du trafic ferroviaire hexagonal quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, ou un heureux hasard du calendrier ? Toujours est-il que quelques jours plus tard, la nuit de dimanche à lundi 29 juillet, un double sabotage a paralysé une partie des trains à grande vitesse allemands.

Le premier incendie volontaire s’est produit vers 4h du matin dans le quartier de Bürgerpark à Brême, cramant un puits de câbles le long de la voie ferrée. Quant au second incendie, qui a eu lieu la même nuit, il a touché les câbles d’une voie ferrée près de Hambourg, à 150 kilomètres de là. Conclusion pour les deux grandes villes industrieuses et commerçantes du Nord de l’Allemagne ? Les trains à grande vitesse ICE entre la région de Rhénanie du Nord-Westphalie et Hambourg n’ont pas pu atteindre la gare centrale de Brême, tandis que les trains longue distance du sud-ouest vers Hambourg ont également été déviés. Idem concernant l’opérateur ferroviaire régional metronom, dont les trains ont affiché des retards importants et des annulations partielles tout au long de la journée. Lire la suite

Berlin (Allemagne) : une grue de forage de « Bauer AG » incendiée, pour sa participation à THE LINE

(Traduit de l’allemand de de.indymedia, 12 juillet 2024)

« Bauer AG » est une entreprise de génie civil hautement spécialisée qui, de part sa participation à des projets d’infrastructures et de constructions gigantesques dans le monde entier, se rend complice de la destruction de biotopes et de l’expulsion de leurs habitant.es. L’avancée des foreuses et des pelleteuses de Bauer AG dans les endroits les plus reculés de la planète n’augure jamais rien de bon, et annonce souvent la fin de la diversité de la flore et de la faune au profit d’une misère grise d’acier et de béton.

« Ce que nous faisons aujourd’hui détermine à quoi ressemblera le monde de demain »
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A propos du sabotage coordonné contre le réseau de fibre optique en plein J.O.

Alors que la SNCF commence tout juste à se remettre du sabotage contre le réseau des trains à grande vitesse, les Jeux Olympiques  de Paris 2024 ne semblent pas au bout de leurs peines, puisqu‘un nouveau « sabotage massif » s’est produit la nuit de dimanche à lundi 29 juillet, en frappant cette fois le réseau longue distance de la fibre optique à haut-débit (backbone).

Concrètement, entre 1h et 3h du matin, des autoroutes numériques de la fibre optique ont été volontairement coupées dans au moins dix départements (Ain, Aude, Ardèche, Drôme, Hérault, Bouches-du-Rhône, Oise, Marne, Meuse, Vaucluse), avec de vastes conséquences, puisque la section de ces câbles du réseau longue distance de l’opérateur d’infrastructure SFR a impacté de nombreux autres opérateurs telecoms. Parmi eux, on peut citer notamment Free, Bouygues, Orange (prestataire télécoms des JO de Paris 2024), TDF, OVH, SFR, Netalis, Axione mais aussi Vodafone, British telecom et Colt (opérateur britannique desservant 28 pays européens).

Mardi 30 juillet, l’estimation officielle était ainsi de 195 antennes-relais touchées par ces sabotages, et au moins 17 départements qui avaient éprouvé des problèmes, allant de la coupure internet à une latence plus élevée que d’habitude (dont l’Oise, les Bouches-du-Rhône, la Meuse, la Drôme, l’Aude, l’Hérault, la Seine-et-Marne, l’Essonne, l’Ain, l’Allier, la Vendée, l’Ardèche, la Loire, la Creuse et le Lot-et-Garonne). Et pour illustrer ce que signifie une latence élevée, soit un fort ralentissement de la connexion internet, un geek a publié sur un site spécialisé le trajet effectué par ses paquets de données : « Pour faire Lyon (réseau Orange) <> Roubaix (data center OVH), Les données font : Lyon → Marseille → Singapour → Canada → Londres → Roubaix »…
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J.O. : le sabotage du réseau TGV revendiqué par une « délégation inattendue »

[Un communiqué envoyé à plusieurs rédactions du monde entier et signé d’« une délégation inattendue », a revendiqué le sabotage coordonné de plusieurs lignes TGV dans la nuit du 25 au 26 juillet, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. Parmi elles, Reporterre l’a reproduite en entier lundi 29 juillet, et nous la faisons suivre à notre tour.]


Revendication du sabotage de lignes TGV quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024

Ils appellent cela une fête ? Nous y voyons une célébration du nationalisme, une gigantesque mise en scène de l’assujettissement des populations par les États.

Sous des airs ludiques et conviviaux, les Jeux Olympiques offrent un champ d’expérimentation pour la gestion policière des foules et le contrôle généralisé de nos déplacements.

Comme tout grand évènement sportif, ils sont aussi à chaque fois l’occasion de vouer un culte aux valeurs qui fondent le monde du pouvoir et de l’argent, à la concurrence généralisée, à la performance à tout prix, au sacrifice pour l’intérêt et la gloire nationale.

L’injonction à s’identifier à une communauté imaginaire et à soutenir son supposé camp d’appartenance n’est pas moins néfaste que l’incitation permanente à voir son salut dans la bonne santé de son économie nationale et dans la puissance de son armée nationale.

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A propos du sabotage coordonné contre les lignes TGV à quelques heures des J.O.

Vandières (Meurthe-et-Moselle), 26 juillet 2024. Les câbles de fibre optique incendiés lors du sabotage coordonné du réseau TGV.

La nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juillet, quelques heures avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, les lignes de trains à grande vitesse (TGV) ont été attaquées dans toutes les directions menant à la capitale. Soit une « attaque massive et coordonnée pour paralyser le réseau », comme l’ont titré de nombreux journaux. Rien que le vendredi, ce sont « 250 000 clients » qui ont été touchés par ces actes de sabotage, et « près de 800 000 sur le week-end », selon la compagnie ferroviaire. « A travers la SNCF c’est un bout de la France qu’on attaque et c’est les Français qu’on attaque » a immédiatement déclaré Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF, tout en dénonçant les saboteurs comme « une bande d’illuminés, d’irresponsables ». De son côté, la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera n’a pu contenir sa colère : « C’est les Jeux des athlètes qui en rêvent depuis des années et qui se battent pour le Graal de monter sur ces podiums, et on va leur saboter ça à eux ! Jouer contre les Jeux, c’est jouer contre la France, c’est jouer contre son camp, c’est jouer contre son pays ».

Carte des sabotages opérés sur les lignes à grande vitesse dans la nuit du 25 au 26 juillet 2024 (Le Monde)

Concrètement, dans le Nord, c’est à Croisilles, près d’Arras (Pas-de-Calais) que le réseau des TGV a été saboté, coupant également le trafic ferroviaire international vers Londres, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne. Dans l’Est, c’est en deux endroits distincts qu’il a été coupé : entre la gare de Meuse TGV et Lamorville (Meuse), ainsi qu’entre Pagny-sur-Moselle et Vandières (Meurthe-et-Moselle). A l’Ouest, c’est à Vald’Yerre, près de Courtalain (Eure-et-Loire) qu’il a été coupé, touchant aussi bien la direction vers la Bretagne (Rennes, etc.) que vers la Gironde (Bordeaux etc.). Et sur la ligne Sud-Est (Paris-Lyon-Marseille), c’est à Vertigny (Yonne) qu’a eu lieu une tentative de sabotage, qui aurait échoué après que les saboteurs aient été surpris « par des cheminots qui menaient des opérations d’entretien pendant la nuit », conduisant les gendarmes à mettre la main sur « des engins incendiaires » non-allumés et aussitôt expédiés au labo.

En outre, en banlieue parisienne concernant également le réseau Ouest, un caténaire a été arraché entre la gare Montparnasse et Vanves-Malakoff (Hauts-de-Seine) par un TGV qui a tenté de passer par une ligne plus classique et pas adaptée (la N du Transilien), en aggravant encore la conséquence du sabotage…  ce qui donne pour la SNCF un incident « en lien avec les actes de malveillance commis sur la ligne grande vitesse Atlantique ». Quant au fond, son PDG a déploré « la volonté évidente de couper Paris de ses principales lignes à grande vitesse juste avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques », dans une conférence de presse tenue le samedi 27 juillet. Lire la suite de la synthèse

Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne) : contre les J.O., feu à l’antenne de téléphonie et à internet

Game-Over à Gameville
IAATA, 26 juillet 2024

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, à Saint Orens de Gameville, nous avons incendié une antenne relais, et un nœud de raccordement de fibre optique et taggué « No J.O. » sur la tour qui hébergeait les câbles.

Il n’y a pas de trêve olympique. Le mitraillage rhétorique du gouvernement sur l’apaisement par le sport, aux niveaux géopolitique comme parlementaire, s’accompagne du bombardement militaire de par le monde et d’une guerre contre les populations.
De quelle trêve, de quel apaisement parlons-nous ? Du déplacement des populations les plus marginalisées, de la présence policière accrue dans la capitale, du développement de la surveillance panoptique tous azimuts, à base d’implantations de nouvelles caméras de vidéosurveillance et de recours répressif à l’intelligence artificielle ?
Ou encore du transfert massif d’argent public vers le privé, une situation qui en 2004 avait ruiné la Grèce et précipité son naufrage dans la crise financière et l’austérité.
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